
Avant
Après

Départ de Durban
Il y a un fort courant (le courant
des Aiguilles) qui descend le long de la cote. Ce courant est au
maximun dans la bande des 200 m de profondeur (c'est le trait entre le
bleu foncé et le bleu clair sur la carte ci-dessus).
Pas de problème si le vent est dans le même sens que le courant, mais
lorsqu'il vient du sud-ouest, à rebrousse poil du courant, il peut
lever des vagues jusqu'à 18m de hauteur. Autant éviter, surtout que le
vent vient très souvent de cette direction.
Il faut donc attendre le bon créneau météo, et faire des sauts de puce
pour atteindre l'Atlantique. La première étape sera East London.
Gaston bat tous ces records de vitesse en descendant le courant des
aiguilles avec un vent au portant : 10 noeuds bien établis!
Je suis resté deux jours à East London, puis j'ai rejoint Port Elizabeth.
La marina de Port Elizabeth n'est pas terrible. Pontons plus ou moins
défoncés, avec beaucoup d'épaves qui pourissent lentement. Mais le plus
terrible est le port de commerce qui est juste au vent de la marina. On
y charge du manganese dans de gros cargots. Un nuage de poussière s'en
dégage. Tous les bateaux sont noirs d'une espèce de suie très fine. Ca
rentre aussi dans les voiles. J'ai presque l'impression d'avoir des
voiles en carbone!
De plus, restriction d'eau, interdiction de laver les bateaux !
Le 12 mars, départ de Port Elizabeth pour St Francis Bay. Ce n'est pas
très loin, j'aurai du continuer, mais la météo n'était pas très sure.
Quatre jours à St Francis pour avoir un nouveau créneau météo, puis
départ vers Knysna. C'est un grand lac situé juste derrière la falaise.
La passe pour rentrer est très étroite, avec les rochers d'un coté et
de grosses déferlantes de l'autre, quand cela ne déferle pas dans la
passe. On ne peut passer qu'à l'heure de la marée haute. Dans la passe
Gaston bat encore sont record de vitesse, avec le moteur, le courant et
une grosse houle qui l'emporte au surf. Le GPS indique comme vitesse
maximale 15,7 noeuds ! Mais quand même une petite frayeure lorsque le
bateau est parti au planing ... (Marie Claude aurait adoré !).
A l'intérieur, un grand lac peu profond et beaucoup de bateau. Au fond
du lac, un centre touristique (et beaucoup de touristes). Je repars le
lendemain de bonne heure pour sortir à l'heure de la marée haute. Pas
de problème pour la sortie, avec juste un petit courant de face. La
météo est correcte pour plusieurs jours, je file donc directement vers
Cape Town. Mais sans l'aide du courant des Aiguilles qui lui se dirige
vers le sud.
J'arrive au Cap le 21 mars. J'y retrouve les copain bateau qui ont fait
le même parcours que moi. Je vais y rester cinq jours pour visiter un
peu et faire l'avitaillement en prévision de la prochaine traversée.

La passe de KNYSNA

Arrivée à Cape Town avec la montagne de la Table au fond

On voit de temps en temps des phoques qui font la planche avec les nageoires au soleil.

Ici, c'est un peu la Californie. Belles plages, mais l'eau est très froide et beaucoup de vent.

Vues de la montagne de la Table.

Départ de Cape Town pour St Hélène
à
suivre ...